Autocorrection : quelques stratégies

Un processus d’autocorrection efficace, que ce soit en français ou dans d’autres domaines, est avant tout une pratique qui nécessite une certaine routine. En effet, plus on prend l’habitude de s’autocorriger, moins de fautes on laisse passer au fil du temps. Repérer ses erreurs à la relecture n’est pas une mince affaire : d’abord parce qu’il existe une trop grande familiarité entre le texte et l’auteur, ensuite parce qu’il s’agit d’aller à l’encontre des procédés de lecture mis en application dès les premières années d’apprentissage. L’autocorrection demande à son lecteur-auteur de se détacher de ses propres phrases, de ses propres mots, de décomposer chaque syllabe qu’il a écrite afin de repérer les failles qui s’y sont glissées par inadvertance ou par méconnaissance. Il s’agit donc de ralentir le débit de lecture, de s’opposer à l’inférence automatique que le cerveau fait par habitude.

 

L’autocorrection est généralement mise de l’avant dans les cours de français. Cependant, elle est grandement recommandée dans n’importe quelle discipline. Chaque professeur apporte sa pierre à l’édifice en proposant sa méthode qui peut différer de celle d’un collègue. Il s’agit pour l’étudiant, et même pour la personne qui s’autocorrige, de choisir celle qui lui convient le mieux. Néanmoins, quelques points doivent être éclaircis.

 

Toute autocorrection (et correction de manière générale) doit englober les éléments suivants : conjugaison, syntaxe, grammaire, ponctuation et orthographe. On a tendance à commencer par l’orthographe qui ne nécessite en fait qu’une recherche dans le dictionnaire. Or si la faiblesse du correcteur est l’orthographe, ce dernier risque de perdre un temps précieux à fouiller dans le dictionnaire, ce qui ne lui laissera peut-être pas l’occasion de relire quoi que ce soit d’autre dans son texte. Il s’agit ainsi de choisir judicieusement ce par quoi on décide de commencer.

 

De plus, le correcteur oublie souvent que le pivot de la phrase est le verbe principal autour duquel tournent toutes parties de la phrase. En français, le verbe principal est obligatoire à l’écrit (sauf en littérature où il est souvent dévoyé dans la pratique même de l’écriture). En repérant ce pilier central de la cohérence écrite, le correcteur s’assure déjà une certaine efficacité. Il peut alors trouver le sujet, y vérifier les accords pour ensuite accorder son verbe. Une fois que les deux éléments de base de la phrase concordent, il est temps de s’assurer que le verbe possède les compléments obligatoires, ou simplement nécessaires, à sa construction, soit compléments transitifs directs ou indirects, ou intransitifs, ou autres. Par la suite, on peut même corriger accord et orthographe au sein même de ces compléments, voire la ponctuation manquante ou de trop.

 

Le site internet suivant (https://www.ccdmd.qc.ca/fr/autocorrection/) offre plusieurs fiches d’autocorrection correspondant chacune à une partie bien précise du processus, ce qui permet au correcteur de choisir celle ou celles qui lui seront utiles en fonction de ses faiblesses.

À propos Roxane Maiorana

Roxane Maiorana poursuit ses études en littérature. Elle entame sa deuxième année de maîtrise. De plus, elle est tutrice chez Succès Scolaire. Elle offre aux enfants un service d'aide aux devoirs, de révision et de rattrapage. Elle fait aussi de la révision/correction de textes à ses heures.

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