Éducation positive: exemples pratiques

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Dans une démarche d’éducation positive, les communications représentent près de 90 % des solutions. Malheureusement, il n’y a pas de recettes parfaites applicables à tous. Le choix d’une intervention dépend de plusieurs facteurs notamment la personnalité de l’enfant et le contexte de la situation.

Depuis quelques années déjà, l’éducation positive prend de plus en plus d’ampleur et les techniques éducatives non punitives sont de plus en plus utilisées. L’avantage premier d’utiliser des techniques non punitives est qu’elles valorisent l’enfant et n’affectent pas son estime de soi.

Au cours des dernières chroniques, je vous ai présenté différentes techniques d’intervention en coaching familial qui cadre bien avec la philosophie du courant actuel d’éducation positive :

Aujourd’hui, je vous donne d’autres exemples simples et concrets de mise en application de quelques techniques que je vous ai présentés au cours des dernières chroniques.

Techniques d’éducation positive en coaching familial :exemples concrèts

 

Le dialogue ouvert : Votre enfant ne veut pas faire ses devoirs. Au lieu de crier et d’exiger, vous pourriez entamer avec lui un dialogue ouvert afin de trouver une solution.

Assoyez-vous avec lui et demandez-lui de vous expliquer par exemple : quels sont ses devoirs à faire, quels sont les échéanciers, lequel d’entre eux devrait prendre le moins de temps (selon lui), lequel d’entre eux aimerait-il pouvoir se débarrasser ou aime-t-il le plus, quels sont les périodes restantes (à la maison ou à l’école) de temps disponible pour travailler sur ces devoirs avant leur remise, demandez-lui de vous parler de son sujet d’exposé oral, etc.  De cette manière, tranquillement, mais sûrement, votre enfant en arrivera lui-même à proposer un « plan de match» pour faire ses devoirs.

L’écoeurette : les mots de toilette

Pipi ! Caca ! Fesses ! Pénis ! Vulve ! Etc..  Vous n’êtes plus capable d’entendre ses mots qui sortent de la bouche de vos enfants ! Mettez-y un terme grâce à la technique des « mots de toilette »:

Expliquez clairement aux enfants que les mots inadéquats sont permis seulement qu’à la salle de bain.

  • Lorsque l’enfant prononce un mot inadéquat, lui demander de cesser ou bien de se rendre dans la salle de bain.
  • L’enfant peut dire tous les mots qu’il veut lorsqu’il est dans la salle de bain.
  • Si c’est trop fort ou cela dérange avertir l’enfant que vous allez fermer la porte, car les mots sont entendus en dehors de la salle de bain.
  • Lorsque vous êtes dans un endroit public ou chez de la parenté (amis), la même règle s’applique.
  • S’il n’est pas possible de vous rendre dans la salle de bain (magasin, parc, etc.), trouvez un endroit approprié qui remplacera la salle de bain (ex. : la voiture).

 

Faire diversion : les enfants sont turbulents, il n’y a rien à faire, ils n’écoutent pas, ils rient, niaisent, etc. Faites diversion ! Déstabilisez-les et reprenez le contrôle de la situation. Vous pourriez, par exemple, fermer la lumière ( à la manière des professeurs d’école) ou les imiter !

Défi : Vous aviez attribué des tâches et des responsabilités à vos enfants à faire durant votre absence. À votre retour, vous vous apercevez que certaines choses ont été oubliées. Au lieu de vous mettre en colère, vous pourriez annoncer qu’exceptionnellement vous accorderez 10 min, de temps supplémentaire d’utilisation de leurs écrans par tâches qu’ils trouveront et qu’ils feront dansa prochaine heure. C’est un défi qu’ils s’empresseront de relever.

Attention toutefois, car, une exception doit demeurer une exception. En une autre occasion, vous pourriez tout simplement leur faire vivre les conséquences du fait que les tâches ne sont pas terminées. Par exemple, si les enfants demandent la permission pour se baigner, leur répondre tout simplement que ce n’est pas possible puisque la piscine n’a pas été nettoyée telle que vous l’aviez demandé. Je vous parie qu’elle ne restera pas sale bien bien longtemps !

Mélanger les techniques :

Je vous rappelle que le nombre de techniques éducatives non punitives est illimité en ce sens qu’il suffit d’ajuster la technique de base à une situation donnée pour en créer une nouvelle (ou une nouvelle variante). De plus, il arrive qu’un jumelage de techniques soit de mise pour intervenir. Voici un bel exemple :

Prochainement, avec la saison froide qui approche, vous serez nombreux à vous « battre le matin » pour que les enfants s’habillent. Au lieu de vous battre, vous pourriez.

  • Commencer par faire un décompte de manière concrète : C’est-à-dire, sortir le linge et le mettre ben en vue en annonçant aux enfants que « dans 2 minutes, dès que j’aurai terminé de ranger la table, on s’habille. ». Évidemment, toujours validez leur compréhension avant de passer à l’étape suivante.
  • S’ils ne coopèrent pas ou répondent non à l’idée de s’habiller, prenez le temps de les écouter et de trouver un accord ou utilisez la technique des deux choix : préférez-vous que je vous habille ou vous vous habillez vous-même ?
  • S’ils ne répondent pas ou suggèrent autre chose, « collez votre piton » et répétez ces deux choix jusqu’à ce qu’ils se décident.
  • Ils ne réagissent toujours pas. Faites diversion ! Sautez de joie et criez « Hé ! Je sais ! On va y aller tout nu !! »
  • Profitez du moment pour reprendre le contrôle en utilisant la technique du S.O.S. et/ou du défi : «  OK go, go, go ! Commencez tout de suite, car nous sommes en retard. Vite, vite, vite je ne veux pas encore me faire chicaner par mon patron et aller au coin (SOS-humour). Je gage que je vais être capable de ranger la table AVANT que vous soyez prêt!! Oh yes ! C’est moi qui va gagner (défi) ».

 

Évidemment, tout ceci vous viendra plus facilement avec la répétition. Je recommande toujours à mes clients de pratiquer les techniques et de ne pas hésiter à les modifier afin qu’ils réussissent à trouver leur propre style d’intervention. Une fois son propre style d’intervention trouvé, le choix des interventions à faire et les techniques à utiliser se feront de manière inconsciente.

 

 

À propos Caroline Séguin

En plus d'avoir fondé A+ Coaching au printemps 2011, Caroline signe des chroniques mensuelles pour les trousses éducatives des Entreprises Tuladi INC.. Certains de ses textes ont également été publiés par le magazine Bébé. Il lui arrive également d’être consulté à titre d’expert par les magazines Yoppa! et Enfants Québec. Enfin, Caroline est à la tête de la création du magazine Vie Familiale qui a vu le jour en avril 2014.

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