La pédagogie positive

 

Sylvie est arrivée de la France aux États-Unis d’abord et la vie a fait en sorte que c’était plutôt vers le Québec qu’elle allait vivre. C’est tout simplement parce que son mari a trouvé son 1er emploi au Québec que le couple a immigré ici. Cela fait 10 ans qu’elle est au Québec.

Initialement, cette mère en affaires est ingénieure-chimiste. Elle a travaillé dans ce domaine en France, comme chercheur aux États-Unis et comme chimiste ici, mais elle a fini par arriver au bout de ce qu’elle pouvait apporter dans ce domaine. « Je suis une passionnée de l’apprentissage. J’ai la chance d’avoir des enfants qui apprennent facilement, c’est une chance, mais cela donne de mauvaises habitudes de travail. Donc, j’ai commencé à me documenter à tout ce qui a rapport à la pédagogie. » Elle fut acceptée en maîtrise de psychopédagogie à l’Université Laval pour développer son entreprise, Cap Pédagogie et se développer pour aider les enfants à apprendre.

« Ce qui est important pour moi, c’est la pédagogie, l’accompagnement de l’enfant, de l’ado ou du jeune adulte, dans son apprentissage. Je me suis aussi spécialisée dans les difficultés d’apprentissage. » Cette scientifique se documente beaucoup et a besoin de valider certaines choses scientifiquement. « C’est pour ça que je suis allée faire ma maitrise, pour avoir des outils qui fonctionnent et qui ont été éprouvés par la science et en parallèle, je suis allé chercher une certification avec La Fabrique à Bonheur, développer par deux psychologues françaises. Elles utilisent la psychologie positive pour l’apprentissage de tes émotions. »

La mère en affaires prône beaucoup le fait qu’on n’apprend pas seulement qu’avec la tête, mais avec le cœur aussi. « Le jour où l’enfant rentre à la maison et qu’il est contrarié de sa journée parce que son meilleur ami a décidé de ne pas l’inviter à sa fête, c’est ce qui fera en sorte que le soir venu, les devoirs ne fonctionneront pas bien. Si les parents ne savent pas comment recevoir l’émotion de l’enfant, à prendre le temps et être à l’écoute, la période des devoirs va être difficile. »

Mais pourquoi l’approche de la pédagogie positive?

 

« C’est une approche globale. Quand tu apprends, tu as besoin de plusieurs choses, comme être attentif, de mémoriser et de comprendre et tout cela va t’amener à réfléchir. C’est de montrer à l’enfant qu’en fait, quand il pense ne pas être capable, c’est l’aider à repérer ce qui n’arrive pas à faire. »

Il faut aussi identifier à quel niveau se situe la difficulté. « J’ai déjà eu une enfant, qui au final, c’était avec de la matière de première année qu’il avait de la difficulté, car elle n’avait pas bien compris, et qui se retrouvait en 3e année, incapable de mettre en pratique son apprentissage. Donc, on a reculé dans le temps. »

En apprentissage, il y a plusieurs mécanismes, il faut donc arriver à identifier sur quel mécanisme l’enfant bloque. « Ce n’est pas toujours évident, surtout quand ils sont très jeunes, de mettre des mots sur la difficulté rencontrée. »

En général, ce sont les parents qui font appel aux services de Sylvie. « Soit d’enfants ou d’adolescents. Mais, j’aimerais développer avec les étudiants au niveau du Cégep. Souvent, les jeunes qui ont eu des troubles d’apprentissage niveau primaire et secondaire, ont bien été accompagnés. Mais quand ils se retrouvent au niveau collégial ou universitaire, ils ont encore besoin de soutien. Cela demande une nouvelle organisation de l’apprentissage et ils peuvent se retrouver déstabilisés à nouveau. »

Au départ, elle fera une évaluation de l’enfant. « Je vais demander une première rencontre pour cerner le problème. Je suis en mode écoute à ce moment-là. J’aime bien aussi avoir les copies de l’élève, pour voir comment il se situe au niveau de ses évaluations. Et après ça, je fais des évaluations en français et/ou en mathématique pour voir s’il ne manque pas de compréhension dans un niveau antérieur. »

Malheureusement, pour les gens à l’extérieur de Québec, le service ne peut être offert virtuellement. « J’aimerais éventuellement offrir le service en petit groupe, avec des jeunes qui ont les mêmes difficultés. Tu apprends toujours mieux à plusieurs que seul. Et les enfants ont encore beaucoup besoin de toucher. Apprendre les formes géométriques avec de vraies formes est souvent beaucoup plus facile que sur un iPad, par exemple. »

Cette maman vient aussi en aide aux parents, en offrant des formations, entre autres, de la Fabrique à Bonheur. « Idéalement, la formation se donne en couple parent-enfant. Même si l’on donne de bons outils aux enfants, il faut impliquer le parent. Les ateliers se déroulent sur deux demi-journées, donc deux fois trois heures. »

Cette maman d’adolescents, malgré le fait qu’elle soit bien outillée, vit quand même certaines difficultés avec ses deux enfants. « Ils le savent qu’ils peuvent venir me voir, mais là où ça bloque, c’est que je suis leur mère ! Ça va toujours mieux quand ça vient d’un inconnu. Ce sont des adolescents et ce sont des gars, donc il faut vraiment qu’il soit en difficulté pour venir me voir ! Le plus jeune vient plus facilement que l’ainé, mais il faut choisir ses combats. C’est aussi le meilleur conseil que je peux donner à tous les parents. »

Comme quoi, il ne faut pas désespérer, il y a de l’aide, des outils, il faut simplement utiliser notre bon jugement et choisir nos batailles !

  Sylvie est arrivée de la France aux États-Unis d’abord et la vie a fait en sorte que c’était plutôt vers le Québec qu’elle allait vivre. C’est tout simplement parce que son mari a trouvé son 1er emploi au Québec que le couple a immigré ici. Cela fait 10 ans qu’elle est au Québec. Initialement, cette mère en affaires est ingénieure-chimiste. Elle a travaillé dans ce domaine en France, comme chercheur aux États-Unis et comme chimiste ici, mais elle a fini par arriver au bout de ce qu’elle pouvait apporter dans ce domaine. « Je suis une passionnée de l’apprentissage.…

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