Les jeunes technos du millénium: en équilibre avec le marché futur.

 

« Les millénaux nous intriguent.  Nous sommes en 2017 et les premiers ont commencé à travailler afin d’explorer le monde du travail.  Comment développer une communication avec ses jeunes technos?  Comment les gérer?  Pour répondre à certaines de nos questions, nous avons communiqué avec un Professeur passionné en milieu secondaire, afin de nous expliquer sa vision sur les jeunes d’aujourd’hui.  Les côtoyant depuis plus de 15 ans, cet enseignant, désirant conserver l’anonymat, utilise les technologies pour développer l’apprentissage de ses étudiants. » Par Thérèse Thémélis, Consultante en gestion des ressources humaines, TGT Conseil.

Comment définiriez-vous la nouvelle génération technologique au niveau de l’apprentissage ?

Ce que j’observe de la nouvelle génération numérique, c’est qu’elle se compose d’un groupe de jeunes individus qui consomme les mêmes choses que les adultes des générations précédentes, avec des moyens différents. Ils écoutent leurs séries télé sur Netflix, au lieu du câble. Leur musique pré enregistré au lieu de la radio. Ils parlent à leurs amis en temps réels, etc.  Nous aurions fait pareil à leur âge.  Ils possèdent donc un avantage dont d’autres générations précédentes n’ont pas pu bénéficier : l’accès aux technologies de communication à la portée de main. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils sachent s’en servir de façon à en maximiser tous les bons avantages, notamment au niveau des apprentissages scolaires et professionnels. Leurs parents, enseignants et les responsables des ressources humaines doivent encadrer leurs pratiques. Il n’est pas nécessaire d’être expert, ils sont meilleurs que nous. Il faut les guider, les diriger là où l’intention pédagogique permet l’acquisition de connaissance. Par exemple, leur laisser la possibilité de présenter un projet sous une formule visuelle, en leur laissant le moyen ou l’application avec laquelle ils sont à l’aise de le faire. Vous obtiendrez un meilleur rendement et un engagement plus significatif de leur part.  Il faut choisir parmi la multitude de possibilités, celles avec lesquelles les deux générations peuvent se rejoindre, non pas dans la forme, mais dans le contenu. Donnez-leur la possibilité de travailler avec leur iPad en classe par exemple, ils sauront comment faire, à condition de les avoir outillés pour le faire.

Que représente la technologie pour eux ?

Je crois que les nouvelles technologies représentent pour eux, une sorte d’univers parallèle, comme une extension de leur mémoire vive à cerveau ouvert ! Ils sont nés dans ce Nouveau Monde. Ils explorent, découvrent, expérimentent à divers degrés, un monde doté d’immenses possibilités, un monde fascinant ! La première approche qu’ils ont eue, pour la grande majorité, est celle du jeu. Cet outil formidable leur permet de rejoindre la planète du bout des doigts. C’est un outil ludique, informatif, d’apprentissage, qui leur permet aussi d’aborder des sujets tabous et plus personnels, dans un vaste océan. Selon leur vision, la technologie est un moyen de créer des groupes de discussions, de jouer en réseau, de travailler ensemble, de collaborer à distance, de postuler à un emploi, de participer à un mouvement social quelconque. Tout ce qu’il y a de plus stimulant !

Comment parvenez-vous à leur transmettre de l’information ?

Bien honnêtement, il n’est pas toujours simple de communiquer avec ces millénaux. La difficulté demeure le ressentir, c’est-à-dire jusqu’à quel point ont-ils bien compris ce que je leur aie demandé ? Avouez que c’est plutôt difficile de mesurer cet état par un simple échange de courriel. Il faut créer, ce que j’appellerais, des canaux de communication dans un espace de travail commun, une sorte de vase communicatif. Par exemple, on peut créer un site d’échange et de partage d’information propre à l’entreprise ou au milieu éducatif auquel les deux partis sont inscrits. Un service d’un serveur spécialisé, un portail fera l’affaire. La jeune génération va l’utiliser s’il est convivial, pratique, utilitaire et surtout compatible avec leurs outils technologiques.  Pour maximiser leur engagement à l’utiliser, il est bon de les impliquer dans le processus d’adoption d’un tel réseau ensuite de les faire participer à son implantation puis à son renouvellement progressif et continuel. Par exemple, ils seront responsables des sondages, d’une chronique, de commenter l’actualité, etc.  Les jeunes s’engagent si ces réseaux sont significatifs à leurs yeux.

Sont-ils curieux d’apprendre ?

Je crois que les jeunes sont très curieux, ils sont désireux d’apprendre des connaissances utiles, pratiques et tangibles. Les nouvelles technologies leur facilitent la tâche. Puisque l’on retrouve tout sur le Net, servons-nous-en ! C’est Albert Einstein qui disait, au siècle dernier :

« Pourquoi j’emplirais ma tête de dates et de personnages historiques alors que je peux les retrouver dans un bon ouvrage de référence ou dans un simple dictionnaire ? »

Afin d’en profiter au maximum, ils doivent développer des compétences informatiques propres aux nouveaux médias, au même titre que d’apprendre à conduire une voiture. Nous devons les diriger vers des outils de recherches pratiques, leur faire apprendre à valider les sources d’information et la fiabilité des données. Bref, ils sont curieux, mais il faut qu’ils remplissent leur coffre d’outil… d’applications. À ce titre, ils sont exactement comme nous l’étions : ils veulent découvrir et comprendre, mais de façon différente.

Quels seront les défis de communication des organisations avec cette génération selon vous ?

Je crois que les organisations scolaires, de même que les milieux de travail, ont chacun leurs défis à relever quant à la façon d’optimiser la communication avec la nouvelle génération. Nous n’avons jamais eu autant de moyens et d’outils de communication dans toute l’histoire de notre évolution humaine. Ces outils nous permettent de communiquer, de donner du « feedback » en temps réel, de sauvegarder, de former et d’informer avec une grande efficacité. Les jeunes doivent sentir qu’ils ont du contrôle sur ces outils, qu’ils ont un mot à dire dans le processus d’échange et de formation ou d’apprentissage. Un apprenant impliqué en vaut deux ! Une communication optimale passe par l’implication des deux parties. Face à la grande maîtrise de nouveaux médias par les jeunes, il nous semble parfois difficile d’être sur le même canal. D’où l’importance d’établir de réels échanges.

Selon vous, est-ce qu’il y aura un impact important entre les générations sur le marché du travail ?

Le monde du travail est en pleine mutation, mais nous oublions qu’il en a toujours été ainsi. Les nouveautés d’autrefois (électricité, voiture, calculatrice, ordinateurs, etc.) ont, elles aussi, bousculé les modes traditionnels de leur époque respective. De nos jours, les iPads intègrent toute une panoplie de gadgets de haute performance en perpétuel changement. Tout est regroupé dans une tablette ! Cela a un impact sur le marché du travail, car cela exige une maîtrise plus grande des instruments technologiques, de part et d’autre, des différentes générations. Les jeunes de demain sont habitués à travailler sur 5 projets en même temps, ils ne font pas le boulot d’A à Z.  Les fenêtres sont ouvertes; ils sont multitâches ! Encore une fois, je crois qu’il faut piger parmi les multiples possibilités offertes, dont celles qui correspondent le mieux à nos besoins, aux objectifs à atteindre. En impliquant la nouvelle génération dans ces choix, il est plus facile pour eux de s’investir dans l’entreprise. Ils forment les plus âgés en devenant des références pour eux.

Nous remercions ce professeur si dévoué de nous avoir permis cette entrevue. Il est clair que chaque génération a amené son lot de changement sur le marché du travail.  Pourtant, nous devons admettre que l’apprentissage des millénaux semble plus rapide.  Ils ont tout à leur portée et sans attendre ils « googlent » les informations désirées au point où la patience et la communication verbale doivent se faire réapprendre.  Car ils ne vous inviteront pas à les appeler, mais à les « twitter » ou « texter ».  Ils n’attendront pas un message sur le répondeur, ils voudront y répondre rapidement.  Dans le prochain article du mois d’avril 2017, nous décortiquerons les problèmes probables à cette nouvelle génération de techno et offrir quelques solutions.

 

  « Les millénaux nous intriguent.  Nous sommes en 2017 et les premiers ont commencé à travailler afin d’explorer le monde du travail.  Comment développer une communication avec ses jeunes technos?  Comment les gérer?  Pour répondre à certaines de nos questions, nous avons communiqué avec un Professeur passionné en milieu secondaire, afin de nous expliquer sa vision sur les jeunes d’aujourd’hui.  Les côtoyant depuis plus de 15 ans, cet enseignant, désirant conserver l’anonymat, utilise les technologies pour développer l’apprentissage de ses étudiants. » Par Thérèse Thémélis, Consultante en gestion des ressources humaines, TGT Conseil. Comment définiriez-vous la nouvelle génération technologique au niveau…

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