Motiver son jeune pour l’école

Avec ses beaux jours et sa belle température, mai est le temps de l’année où bien des parents me demandent quoi faire pour motiver les jeunes pour l’école.

Premièrement, il est important de comprendre que la motivation est un ensemble de facteurs et de raisons qui incitent un individu à adopter les comportements et faire les actions nécessaire à l’atteinte de son objectif. Ces raisons et ces facteurs sont également propres à chaque individu. C’est principalement pour cette raison qu’il est très difficile de vous donner un truc en particulier. À part bien sûr de consulter votre coach familial pour obtenir une aide personnalisée. J

Cela dit, il est quand même possible d’aider son jeune en posant quelques actions bienfaisantes qui l’encourageront davantage : voici quelques conseils pour les aider à retrouver leur motivation.

 

Quelques pièges à éviter

 

Évitez le piège de la récompense : à court terme, cela peut fonctionner, mais pour durer à long terme, votre jeune doit trouver lui-même sa propre source de motivation.

Évitez à tout prix de faire à leur place : laissez-le faire face aux conséquences de ses choix. Même si « c’est juste pour une fois », car vous ne serez pas toujours là pour compenser son manque de motivation. Un jour ou l’autre, il devra apprendre à remplir ses obligations, que ça lui plaise ou non. Imaginez-le au travail !

 

Quelques questions à vous poser

 

  • Quels sont les signes de son manque de motivation ? [les faits, les gestes, les paroles, etc.]
  • Quelles sont mes réactions habituelles par rapport aux signes du manque de motivation de mon jeune ?
  • Mes réactions sont-elles bienfaisantes et encourageantes ou plutôt dommageables et décourageantes ? Mettez-vous dans la peau de votre enfant et demandez-vous si vous aimeriez que l’on agisse avec vous comme vous le faites envers votre enfant.
  • Pourquoi tenez-vous tant à le motiver ? Ces raisons sont-elles le reflet de ses désirs et de ses ambitions ou les vôtres ?

« Ses notes sont trop basses » : prenez le temps de discuter et d’échanger avec votre enfant de vos attentes et des raisons qui motivent vos exigences. Écoutez-le et déterminez ensemble un seuil minimal à obtenir qui respectera ses talents, ses goûts et ses habiletés. Faites-lui ensuite confiance ! Rappelez-vous que la note finale se détermine rarement par le résultat d’un seul examen ou d’un seul exercice.

« Je veux qu’il maintienne une moyenne élevée afin qu’il puisse avoir le choix dans la vie et qu’il puisse devenir médecin s’il le veut. »Votre enfant aspire-t-il à faire des études supérieures ? Quels sont ses passions, ses talents, ses habiletés et ses aptitudes naturelles ? Encore une fois, prenez le temps de discuter avec votre enfant afin de le motiver par rapport à ses rêves et non les vôtres.

 

Un petit truc : une question d’attitude

 

À l’approche de l’adolescence ou durant cette période, les jeunes deviennent plus égocentriques et tendent à se rebeller face à l’autorité qu’ils estiment être exagérés. À force de trop vouloir pousser, exiger, punir ou contraindre vous nourrissez sa rébellion intérieure et l’amenez [malgré vous] à vous résister et à être de moins en moins motivé.

C’est pourquoi j’encourage fortement mes clients à changer leur attitude en utilisant le petit truc suivant : poser des questions au lieu de réprimander votre jeune et de le juger.

Au lieu de vous « battre » avec votre enfant et de le menacer de perdre ses privilèges parce qu’il ne veut pas faire son devoir de mathématique, je vous propose de lui poser des questions d’intérêts ou de vous impliquer dans ses devoirs [sans les faires à sa place, évidemment].

Ex. : Qu’est-ce que tu dois faire dans ton devoir de maths ? Montre-moi donc ça se devoir de maths, j’aimerais ça voir s’y comprends encore quelque chose après toutes ces années ? Vous pourriez lui demander de vous expliquer l’exercice et « jouer » à l’élève pour un numéro ou deux avant de le laisser terminer par lui-même.

Une petite compétition amicale, est-ce que ça te tente ? [vous faites chacun le devoir de math de votre côté et le premier qui termine est le gagnant ou encore celui qui aura obtenu la meilleure note sera le vainqueur, etc.]

 

L’attitude se change aussi dans la manière de présenter les choses. Au lieu de lui couper du temps de jeu s’il ne fait pas ses devoirs, vous pourriez prendre une entente de type « gagnant-gagnant ». Si votre enfant termine ses devoirs ou ses études à l’avance et qu’ils sont bien faits, il se mérite plus de temps de jeu. Par contre, si ses devoirs ne sont pas faits à temps ou s’ils sont mal faits, il n’a pas le droit à du temps de jeu supplémentaire. Autrement dit, offrez-lui la chance de gérer son temps et ses récompenses de lui-même.

 

 

Et maintenant chers parents… à vos devoirs !

À propos Caroline Séguin

En plus d'avoir fondé A+ Coaching au printemps 2011, Caroline signe des chroniques mensuelles pour les trousses éducatives des Entreprises Tuladi INC.. Certains de ses textes ont également été publiés par le magazine Bébé. Il lui arrive également d’être consulté à titre d’expert par les magazines Yoppa! et Enfants Québec. Enfin, Caroline est à la tête de la création du magazine Vie Familiale qui a vu le jour en avril 2014.

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