Pourquoi poursuivre des études supérieures?

 

Dans le contexte économique actuel, l’obtention d’un diplôme collégial ou universitaire est essentiel. S’il permet avant tout l’accès à un salaire décent, le diplôme d’études supérieures donne surtout la possibilité à chacun de voir une progression salariale au cours des années de travail. Par ailleurs, il ne s’agit là que d’un argument purement pragmatique. Certes, il est nécessaire de pouvoir se loger, se vêtir ou se nourrir. Cependant, que peut-on tirer d’autre des études supérieures, à quoi peuvent-elles servir dans l’évolution d’un individu ? En côtoyant de jeunes étudiants du secondaire, on se rend compte que des faussetés circulent sur les études supérieures. L’intelligence ne se résume pas à la mémorisation par exemple.
En effet, un des aspects perdus des études supérieures se définit par la progression critique des individus, l’aspect intellectuel. Étudier, c’est s’ouvrir des portes à la connaissance pour contrer la glorification du « n’importe quoi » dont internet et ses petits-enfants, les réseaux sociaux, se nourrissent. Il s’agit d’explorer des sujets peu connus, voire inconnus, afin de comprendre les divers enjeux sociaux, économiques, culturels et politiques qui sous-tendent la vie en communauté. Les études supérieures s’assimilent ainsi à la découverte de l’Autre, des relations complexes qu’entretiennent les différentes facettes de la société ensemble de manière dialectique.

 

Les cégeps et les universités donnent le temps à ses étudiants de pratiquer la lecture critique qui forge le citoyen engagé dans un monde où la lecture se transforme, se fait « à la va-vite », voire disparait. La critique est un art dont il faut connaitre les outils non seulement pour favoriser sa propre argumentation, mais aussi pour contrer les rhétoriques fallacieuses, populistes ou fausses. Il ne s’agit pas d’imposer un apprentissage ; au contraire, les études supérieures mettent en place des cadres de réflexions qui permettent à chaque individu de construire ses positions critiques. Il est certain que cette forme d’enseignement prend du temps, décourageant donc une bonne partie des étudiants à poursuivre leurs études après les cinq années de secondaire. Or, il est clair que les premiers cours suivis au cégep ou à l’université n’abordent que des thèmes vagues ou généraux. Mais, la base acquise durant ces premiers temps est importante dans l’élaboration d’une pensée critique avancée.

 

L’éducation, ce n’est donc pas du « bourrage de crâne » ni du « pelletage de nuages » pour certains programmes. Chaque diplôme permet à tout un chacun de s’épanouir intellectuellement. Évidemment, il y a des améliorations à apporter à tout système et il faut qu’il y ait des changements. Toute rigidité ou fixité du système le dégrade ou le fait mourir. Il faut ainsi encourager les jeunes étudiants à poursuivre des études supérieures en mettant clairement les points sur les « i » : étudier, c’est dur ! Et surtout, cela ne porte pas ses fruits tout de suite. C’est un travail de longue haleine qui en vaut la peine.

À propos Roxane Maiorana

Roxane Maiorana poursuit ses études en littérature. Elle entame sa deuxième année de maîtrise. De plus, elle est tutrice chez Succès Scolaire. Elle offre aux enfants un service d'aide aux devoirs, de révision et de rattrapage. Elle fait aussi de la révision/correction de textes à ses heures.

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