Pouvons-nous faire confiance à un conseiller financier?

Avez-vous remarqué, lors de nos études secondaires, qu’il nous manquait nécessairement un bloc important dans notre éducation?  L’aspect financier.  Tout à fait, le Ministère de l’Éducation n’a jamais, depuis sa création dans les années ‘60s, intégré un programme afin de nous enseigner à épargner, budgéter et investir.  Incluant la compréhension des marchés pour les prêts financiers ou assurances.  Pourtant, nous faisons face à ce genre d’ennuis tous les jours.  Nous travaillons, gagnons notre vie, dépensons (ou consumons) et malheureusement, nous nous endettons…  Beaucoup…  Le modèle traditionnel des études a une forte déficience à ce niveau.  Même si nous nous procurons de l’aide, il reste que ces formations devraient être indispensables dans notre système d’éducation.  Ce n’est que le gros bon sens.

Cyndie Drolet, Vice-Présidente du Réseau des Mères en Affaires, est Conseillère financière.  Cette belle grande femme, aux magnifiques yeux hérités probablement de sa mère égyptienne, est convaincue que cette lacune doit être répondue dès maintenant.  Pour elle, il faut rencontrer les familles et les individus afin de leur enseigner, les former et devenir des personnes bien averties face aux décisions financières.

Curieuse, j’ai communiqué avec Cyndie afin de mieux connaître son cheminement de carrière.

Bonsoir Cyndie!  Enfin ! Nous nous parlons !

Salut Thérèse!  Contente aussi!  Je viens de coucher mon garçon, nous serons tranquilles.

 

Parfait, je te connais comme VP du RMA, mais cette année, tu as pris position dans le domaine de la finance.  Parle-moi du cheminement que tu as fait pour te rendre jusqu’à cette destination ?

Oui!  Bien sûr !    Ça commencé au Cégep, j’ai étudié en Science de la Santé, mais finalement j’ai bifurqué en Administration option marketing. Après ma graduation, j’ai roulé ma bosse dans les différentes fonctions administratives puis je suis devenue cadre.  Après quelques années, je me suis inscrite aux HEC (Hautes Études Commerciales) de Montréal pour faire un Baccalauréat par cumule en gestion.  J’avais déjà ma famille et je travaillais à temps plein.

 

Tu ne l’as pas eu facile.  Quand es-tu devenue travailleuse autonome ?

En fait, en graduant, je convoitais des postes de direction.  C’est ce que j’ai obtenu au cours du temps :  je suis devenue directrice du service à la clientèle dans une PME.  Mais depuis longtemps j’avais envie de me partir en affaire, soit pour devenir entrepreneur ou soit travailleuse autonome. Être mon propre patron.  J’ai donc démarré une entreprise en évènementiel.  C’était intéressant, mais pas suffisant pour être mon gagne-pain. 

Après quelque temps, un ami m’a approché pour qu’on s’associe dans son entreprise.  Il faisait l’entretien et réparation de spas et piscines pour le résidentiel et le commercial.  Ce fut un coup de cœur, je suis devenue copropriétaire et nous avons entamé le processus.  Parfait pour la vie de famille et professionnelle!  En quittant mon emploi, j’ai pu faire une entente avec mon patron et me suis inscrite dans un programme en démarrage d’entreprise.

 

C’est là que nous nous sommes rencontrées. 

Oui, et nous lancions le RMA des Laurentides.  En même temps, je travaillais de pair avec mon associé.  Malheureusement, nous nous sommes dissociés au bout d’un an et demi.

Que s’est-il passé ?

Nous n’avions pas la même vision pour la gestion de l’entreprise.  Je voulais être avant-gardiste au niveau de l’encadrement de nos employés et de la structure des besoins de l’organisation.  Lui, il voulait faire tout ça sur un coin de table.  Des ententes à l’amiable ou des actions au moment que ça arrivera.

Ce qui peut coûter plus cher…

Oui, je voulais éviter ces problèmes avec une gestion préventive.  Il n’était pas d’accord.  Ce fut la fin de notre association.

Est-ce dans cette période que tu es devenue Conseillère financière ?

Oui, lors de ma dissociation, on m’a approché avec le Programme qu’offre l’entreprise « Life Leadership ».  Très intéressant puisque cela couvrait non seulement l’aspect d’éducation financière, mais aussi le développement personnel.  Je faisais une pierre deux coups : travailleuse autonome et Coach.

 

Quand le changement s’est-il produit ?

Vers la fin de l’été.  En août, plus exactement.  Je m’étais trouvé un travail ennuyant.  J’ai donc fait mes recherches, et rencontré lors d’un événement du RMA, une copine qui m’invitait à faire comme elle : Conseillère financière.  Elle était sous une bannière reconnue.  J’ai finalement rencontré son directeur de son entreprise pour connaître leurs attentes.  Une partie était intéressante, mais il refusait le développement en parallèle de mon entreprise « Life Leadership ».  C’est en creusant un peu plus que j’ai découvert le courtage.  Torrus Groupe Financier fût celui qui a été mon soutien lors de mes démarches préparatoires aux examens obligatoires de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers).  Depuis, je bâtis ma clientèle et fais du réseautage pour me développer un marché.  Selon moi, les gens ne sont pas très bien informés en ce qui concerne leur finance.  Je trouve que c’est un beau défi !

 

C’est certain qu’un coup de main dans nos finances est toujours gagnant surtout lorsque l’on sait que la population québécoise a une hausse d’endettement de 3.6% durant l’année 2016.[1]

Oui, mon objectif est d’éduquer les gens.  Ce que je trouve déplorable, c’est que le Ministère de l’Éducation ne considère pas cet aspect étant aussi important que toutes les autres matières à l’école.  Mais, il faut être spécialisé en finance pour vraiment donner l’heure juste.  Alors, ce sera quelque chose d’intéressant à explorer.

 Merci Cyndie ! 

Devenir Conseiller financier n’est plus uniquement la vente de placements ou d’assurances.  Depuis le scandale de Norbourg, l’AMF oblige des examens et des suivis plus serrés.  Vous pouvez faire confiance en des personnes comme Cyndie, qui prenne le temps de bien s’éduquer pour mieux vous servir.  En plus, elle est courtière indépendante, ce qui est plus avantageux qu’un conseiller prônant les produits de sa bannière (exemple : Investors, Industrielle Alliance, Desjardins, les banques).  Elle peut choisir les meilleurs produits selon vos besoins.  Une bonne éducation vous évitera de vous retrouver dans des gouffres financiers.  Si vous avez besoin d’aide, faites appel à un Conseiller financier.

 

[1] http://www.tvanouvelles.ca/2016/03/10/les-quebecois-sont-de-plus-en-plus-endettes

 

À propos Thérèse Thémélis

Ayant près de 20 ans d'expérience en Ressources humaines, Mme Thémélis vient vous partager son expertise afin de comprendre le marché du travail. Aussi, elle vous révélera plusieurs facettes de ses expériences de vie qui ont influencé ses choix. Consultante en Ressources humaines, Survivante de cancer, mère adoptive et entrepreneure. Site web: www.tgtconseil.com

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