ciel et nuages

Vie de freelancer : recommencer à travailler après le deuil d’un être cher

Si le quotidien d’un(e) pigiste est toujours plus délicat à diviser entre la vie familiale et la vie professionnelle, il l’est d’autant plus lorsqu’un événement marquant survient et que l’on est tout simplement incapables de faire nous-mêmes la division.

J’aurais pu traiter du deuil en général, celui de perdre un gros contrat qui nous tenait beaucoup à cœur, de voir une collaboration avec un client s’éteindre après de longues semaines, des mois, des années d’existence. Mais plutôt, j’ai eu envie de me pencher sur le deuil d’un être cher, lorsqu’un membre de notre famille, un ami, un proche, venait à fermer les yeux et quitter ceux et celles qu’il aime vers un autre monde.

La mortalité, qui qu’elle touche, reste un traumatisme et peut facilement alourdir votre moral et alléger votre concentration avec raison. On peut pourtant penser qu’un agenda bien rempli, et l’obligation de ramener soi-même, sans équivoque, une bonne partie des fonds pour subvenir aux besoins de sa famille et payer son logis suffisent comme motifs pour abréger sa peine. Comme il s’agit là d’une erreur! Le temps est le seul allié dans votre situation, et plutôt que d’enterrer votre peine sous de nombreux mandats, des clients qui se multiplient et une vie familiale qui part dans tous les sens, j’avais envie de vous donner quelques moyens pour prendre cette situation toute en douceur et tenter, de votre mieux, de vivre la suite à votre rythme, le bon.

Reprendre le travail après un deuil

Avertissez vos clients.

Pas besoin d’y aller trop dans les détails, cette situation ne regarde que vous à la base. Mais pour vous retirer une bonne grosse dose de pression qui est tout sauf nécessaire, prenez le temps d’envoyer un petit courriel à vos clients actuels, simplement pour les informer que vous risquez d’être un peu moins disponible pour les prochains jours – avec raison. Ici, on ne joue pas au jeu de la victime, on exprime simplement notre besoin de prendre une pause face à un événement tragique qui vient de ponctuer votre chemin de vie. Vous serez étonné(e) s de voir à quel point les gens peuvent être compréhensifs.

Allégez (vraiment) votre horaire.

Même si vous souhaitez reprendre le rythme et retrouvez vos tâches quotidiennes, il ne faut jamais oublier qu’une pause est toujours la bienvenue. Pour se remettre sur pieds, pour recommencer à respirer, pour sortir la tête de l’eau, pour être encore plus efficace lorsque vous aurez retrouvé vos forces. Votre retour au travail peut être à temps plein ou graduel, l’important toutefois serait de vous autoriser à chaque jour, un moment rien qu’à vous. Quelques minutes parfois peuvent aider à se calmer, mais n’hésitez pas à allonger vos pauses pour prendre une bonne heure, et même parfois plus, rien que pour passer du temps avec vous-même, votre partenaire, vos enfants, votre famille, vos amis.

Allez-y en douceur.

Ne vous forcez pas à aller mieux sous prétexte que d’autres l’ont fait avant vous. Le deuil est une étape que nous traverserons tous, à différents niveaux, de manières qui sont toutes aussi différentes. Et comme personne n’est identique (une chance!), il est complètement impensable de croire que nous devrions réagir d’une manière ou d’une autre face à un événement ou une situation, encore plus lorsqu’il s’agit d’un deuil. Ne perdez pas votre temps à tenter de comprendre vos réactions, vivez-les simplement, à votre rythme, de la façon la plus fidèle à vous-même et à vos valeurs possible. Le reste finira par se placer de lui-même.

Souvenez-vous toujours que le deuil n’est jamais facile. Le deuil prend du temps, du courage, beaucoup d’amour et de patience, le deuil est un passage obligé à traverser, mais il n’en est pas moins un processus qu’on tentera toujours un peu d’apprivoiser, même après.

 

Si le quotidien d’un(e) pigiste est toujours plus délicat à diviser entre la vie familiale et la vie professionnelle, il l’est d’autant plus lorsqu’un événement marquant survient et que l’on est tout simplement incapables de faire nous-mêmes la division. J’aurais pu traiter du deuil en général, celui de perdre un gros contrat qui nous tenait beaucoup à cœur, de voir une collaboration avec un client s’éteindre après de longues semaines, des mois, des années d’existence. Mais plutôt, j’ai eu envie de me pencher sur le deuil d’un être cher, lorsqu’un membre de notre famille, un ami, un proche, venait à…

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À propos Catherine Cormier

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