Une future mère en affaires dans le milieu télévisuel!

Le milieu de la télévision est très attirant, mystérieux même. Alors que nous sommes intrigués et fascinés par ce qui se passe devant la caméra, il est tout autant, sinon plus intrigant de connaître ce qui se passe derrière. Ces petites fourmis, qui travaillent très fort, pour offrir aux téléspectateurs des émissions de qualité. Mais comment fait-on pour y travailler? Voici l’histoire de Gabrielle Laroche!

« J’ai grandi dans la grande Maison de Radio-Canada, mon père, ma mère, mon beau-père et ma belle-mère y ont tous travaillé, donc depuis que je suis toute petite, je me promène dans les studios. Déjà à l’âge de 4 ans, je m’amusais à peser sur les “pitons” », me raconte Gabrielle. « Toute ma jeunesse, j’ai observé ce monde captivant, j’ai donc décidé de faire mes études dans le domaine. Lors de mes études, j’ai fait un stage de 3 semaines à Radio-Canada Edmonton, où j’ai touché à tout; caméra, montage, technique de son, etc. »

De retour à Montréal suite à son stage, elle se rend vite compte que le milieu de la télévision est difficile à percer. « Je suis revenu pour finir mon cours, mais dans le milieu c’est assez difficile de trouver du travail. Alors, j’ai cherché, envoyé des CV, mais on demandait toujours de l’expérience. J’ai rappelé à Edmonton pour demander si quelque chose était disponible, et malheureusement, non. »

La jeune femme ne baisse pas les bras et prend des actions pour dénicher du boulot. « J’ai donc mis ma vie dans ma voiture et je suis partie sur la route! Pour trouver du travail dans l’Ouest. Je me suis retrouvée à Edmonton, à cogner à la porte du patron en lui disant; écoutez, je suis sur place, si vous avez besoin, je vais attendre votre appel! »

Seule dans l’Ouest canadien, loin de sa famille et ses amis, il fallait avoir de l’audace pour poser ce geste, mais, cela à porter ses fruits! « Finalement, j’ai travaillé là-bas 3 ans. J’ai commencé au montage, ensuite j’ai été formée à la caméra, à la radio et  à plusieurs postes. Ce qui a vite rempli mon horaire en plus de me donner un bel atout : la polyvalence. »

« Par la suite, j’ai eu la chance de travailler sur une émission estivale, “’Caravane Alberta”,’ où l’on couvrait les festivals de l’Alberta, c’était vraiment trippant! »

Parlant avec passion et un sourire dans la voix de ces 3 années en Alberta, Gabrielle partage ces souvenirs et son expérience avec un brin de nostalgie. « Dans l’ouest, j’en ai vécu des expériences et j’ai côtoyé des gens extraordinaires… Puis, j’ai dû revenir, pas parce que je n’aimais pas mon travail, mais la distance en couple et la famille commençaient à être difficiles à gérer. »

« En arrivant ici, j’ai trouvé un emploi rapidement parce que j’avais de l’expérience. J’ai été engagé par la chaine Avis de recherche, une chaine spécialisée en sécurité publique et prévention. J’ai travaillé sur de nombreux projets captivants où je portais les chapeaux de caméraman, éclairagiste, monteuse, réalisatrice, etc. J’ai travaillé beaucoup sur l’émission “’Rendez-vous policier”’. On était seulement 2 à travailler sur cette émission ; la journaliste/recherchiste/ coordonnatrice, etc., Valérie Beaudoin, et moi-même. Nous étions à la recherche de policiers occupant des métiers particuliers : maîtres-chiens, patrouille sur l’eau, motoneige, etc. Nous sommes allé jusqu’à Fermont pour faire une émission spéciale sur les mesures d’urgence de la Sureté du Québec sur la Côte-Nord. C’était très intéressant ».

Même si elle adorait son travail, le milieu de la télévision ne fait pas exception à la règle. « En télévision, il n’y a jamais rien de stable, donc c’est plate à dire, mais il y a des coupures partout, y compris à la chaine Avis de recherche. (J’ai coupé la partie qu’on roulait sans techniciens… mon ancien patron ne serait pas content que je dise ça… ;))J’ai donc dû me remettre à la recherche d’un emploi. Je me suis retrouvée à Radio-Canada Montréal au poste d’assistante-réalisatrice, à RDI. »

Avec les horaires atypiques et le couperet qui passe aussi chez Radio-Canada, l’entrepreneure en elle commence à se faire sentir. « Entre temps, je voyais les possibilités de partir à mon compte et je trouvais intéressant de partir un projet et de le mener à terme, de le faire de A à Z. J’ai fait quelques contrats chez Pratt et Whitney Canada, pour des petits vidéos dédiés à l’interne. Ensuite, j’ai fait 2-3 soirées de réseautage avec le Groupe RESO, qui m’ont apporté quelques contrats et ensuite, ce fut le bouche-à-oreille. » Après avoir rencontré Patrick Vincent, propriétaire des Productions Gilvin, elle reçoit une offre intéressante! « Après avoir été engagé par Patrick sur quelques contrats, il m’a offert de devenir partenaire dans son entreprise. C’est à ce moment que les Productions Gilvin deviennent X-trait communications. On a revampé l’entreprise, l’image, un nouveau nom, une nouvelle approche! »

Normalement, quand je vous présente quelqu’un, dans le cadre de mes entrevues des Mères en Affaires, il s’agit d’une maman. Cette fois-ci, je trouvais intéressant de vous raconter l’histoire et le parcours de cette vidéaste, puisqu’elle désire fonder une famille et s’y prépare avec l’entrepreneuriat. « Un des objectifs de diriger ma compagnie, c’est de pouvoir avoir le contrôle sur mon avenir et de prévoir la conciliation travail-famille, car mon conjoint et moi voulons avoir des enfants. RDI m’offre des horaires plus que variables et une instabilité financière. Je tiens à avoir une vie de famille saine, je vais essayer d’être présente pour mes enfants le plus possible en plus d’exercer le métier qui me passionne depuis toujours et de partager cette passion avec mon équipe chez X-Trait communications. Je ne m’attends pas à ce que ce soit facile, mais je suis prête à relever le défi. »

J’ai trouvé intéressante la démarche de Gabrielle de prévoir la prochaine étape de sa vie professionnelle. Comme on prévoit notre retraite. Pour la majorité des mères en affaires, c’est l’inverse qui se produit; les enfants arrivent et la maman songe à un nouveau mode de vie. Comme quoi, chacune à son parcours et chaque histoire entrepreneuriale est unique!

 

Le milieu de la télévision est très attirant, mystérieux même. Alors que nous sommes intrigués et fascinés par ce qui se passe devant la caméra, il est tout autant, sinon plus intrigant de connaître ce qui se passe derrière. Ces petites fourmis, qui travaillent très fort, pour offrir aux téléspectateurs des émissions de qualité. Mais comment fait-on pour y travailler? Voici l’histoire de Gabrielle Laroche! « J’ai grandi dans la grande Maison de Radio-Canada, mon père, ma mère, mon beau-père et ma belle-mère y ont tous travaillé, donc depuis que je suis toute petite, je me promène dans les studios. Déjà…

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